Par Kineshape.com ? 23 mars 2026
? Mécanisme d?action du lipolaser 633-660 nm et 850-940 nm
? Protocole de traitement utilisé
? Implications pour le secteur en Europe et aux États-Unis
? Conseils professionnels pour les praticiens
Une étude clinique randomisée croisée publiée le 25 octobre 2025 dans la revue Nutrients a évalué l?effet aigu d?une photobiomodulation (PBM) multi-longueurs d?onde sur la dépense énergétique de repos (DER).
Cette recherche, menée par des équipes italiennes (Université de Gênes et Université de Milan), a inclus 32 femmes sédentaires : 16 avec obésité (âge moyen 43 ± 5 ans, IMC 36 ± 4 kg/m²) et 16 de poids normal (IMC 22,7 ± 2 kg/m²).
L?objectif était de mesurer l?impact d?un système de lipolaser LED full-body sur le métabolisme basal, une approche non invasive particulièrement pertinente pour la gestion du poids localisé et la réduction de graisse en Europe et aux États-Unis.
Le dispositif utilisé, fabriqué en Finlande, représente une technologie accessible aux cliniques d?esthétique médicale.
L?étude contrôlée avec condition sham (lumière éteinte) permet une évaluation objective des effets métaboliques sans biais.
Cette publication constitue l?une des données les plus récentes et les plus robustes sur l?utilisation de longueurs d?onde 633-660 nm (rouge) et 850-940 nm (proche infrarouge) pour stimuler la lipolyse et le métabolisme énergétique chez les patientes obèses.
Le lipolaser photobiomodulation agit par stimulation mitochondriale sélective.
Les longueurs d?onde rouge (633-660 nm) pénètrent la peau superficielle et sont absorbées par les cytochromes mitochondriaux, tandis que les longueurs d?onde proche infrarouge (850-940 nm) atteignent les tissus adipeux plus profonds.
Cette absorption photonique augmente la production d?ATP, module l?inflammation et améliore l?efficacité énergétique cellulaire sans génération de chaleur significative.
Chez les patientes obèses, ce mécanisme favorise l?oxydation des acides gras et élève la dépense énergétique de repos. Contrairement aux lasers thermiques invasifs, cette approche non invasive préserve l?intégrité cutanée et cible directement les adipocytes.
L?étude confirme que l?association des deux bandes spectrales optimise la réponse métabolique, avec un effet plus marqué chez les sujets à IMC élevé.
Ce double spectre (rouge + NIR) explique les résultats supérieurs par rapport aux systèmes mono-longueur d?onde utilisés précédemment dans les protocoles de contouring corporel.
Le protocole consistait en une séance unique de 12 minutes sur un lit LED équipé de 28 512 diodes. Les participantes étaient positionnées en décubitus dorsal, portant uniquement des sous-vêtements et des lunettes de protection.
Le dispositif délivrait une irradiance de 129 mW/cm² et une fluence de 92,9 J/cm², avec exposition simultanée face et dos. Le dosage est inférieur à un traitement comme Lipodiode.
Chaque participante réalisait deux sessions (PBM réelle et sham) espacées d?au moins une semaine, dans un ordre randomisé.
La mesure de la dépense énergétique de repos était effectuée par calorimétrie indirecte avant et immédiatement après chaque séance.
Aucun régime alimentaire ni activité physique supplémentaire n?était imposé durant l?essai.
Ce protocole court et confortable correspond parfaitement aux attentes des patientes en Europe et aux États-Unis, où le temps de traitement et l?absence de convalescence sont des critères décisifs pour l?adoption de technologies non invasives de gestion du poids.
Chez les 16 femmes obèses, la dépense énergétique de repos a augmenté de 9,3 % après la séance de photobiomodulation (de 1486 ± 327 kcal/jour à 1624 ± 314 kcal/jour, p < 0,001).
L?analyse ANOVA a révélé une interaction significative groupe × temps (F 3,60 = 3,054, p = 0,03) et un effet principal du temps (F 1,60 = 10,88, p = 0,001).
L?effet taille était modéré (Cohen?s d = 0,640). Aucune modification du quotient respiratoire n?a été observée, indiquant que l?augmentation de la DER ne résultait pas d?un changement de substrat oxydé.
Chez les femmes de poids normal, l?effet était moindre et non significatif. Des améliorations secondaires ont été notées : diminution de l?effort perçu (RPE, p < 0,0001) et augmentation de la flexibilité (p < 0,001) dans les deux groupes.
Ces résultats démontrent que le lipolaser 633-660 nm et 850-940 nm produit un effet métabolique aigu significatif chez les patientes obèses, ouvrant la voie à une utilisation répétée pour soutenir la perte de poids et la réduction de graisse abdominale.

Le profil de sécurité s?est révélé excellent. Toutes les participantes ont bien toléré la séance. Aucun événement indésirable n?a été rapporté pendant ou après le traitement. Aucune modification hémodynamique aiguë ni altération cutanée n?a été observée.
La température cutanée a augmenté de manière contrôlée (dos : +5,1 °C chez les obèses ; face : +2,7 °C), sans dépasser les seuils de confort.
Ces données confirment que le système lipolaser LED full-body est sûr pour une utilisation répétée chez les patientes à IMC élevé, y compris sur peaux variées.
L?absence d?effets secondaires renforce son intérêt pour les cliniques européennes et américaines soumises à des normes strictes de sécurité (CE et FDA).
Cette étude 2025 positionne le lipolaser photobiomodulation 633-660 nm et 850-940 nm comme une technologie complémentaire efficace dans la prise en charge non invasive de l?obésité et de la graisse localisée.
En Europe, où les réglementations CE MDR exigent des preuves scientifiques solides, les résultats publiés dans Nutrients offrent une base robuste pour l?intégration en routine clinique. Lipodiode a abtenu le CE MDR
Aux États-Unis, où la demande de traitements sans chirurgie et sans temps d?arrêt explose, cette augmentation de 9,3 % de la DER permet aux praticiens de proposer une solution métabolique mesurable.
Les cliniques équipées de ce type de lit LED peuvent combiner le lipolaser avec des programmes nutritionnels ou d?activité physique pour amplifier les résultats sur le long terme.
Cette avancée technologique répond à la croissance du marché du contouring corporel non invasif, estimé à plusieurs milliards de dollars, et renforce la compétitivité des centres d?esthétique médicale face aux méthodes invasives
.
1. Sélectionnez les patientes avec un IMC supérieur à 30 kg/m² et une graisse sous-cutanée pinçable. Réalisez une évaluation préalable par mesure de la DER et photographies standardisées pour fixer des objectifs réalistes et éviter les attentes excessives.
2. Utilisez toujours le protocole validé de 12 minutes en exposition face/dos avec le dispositif full-body. Maintenez une distance de 5-10 cm et vérifiez le refroidissement intégré pour garantir le confort et l?efficacité optimale.
3. Planifiez un minimum de 8 à 12 séances espacées de 48 à 72 heures. Cette fréquence permet de cumuler les effets aigus sur la DER et d?obtenir une réduction progressive de la masse grasse sans surmenage métabolique.
4. Associez systématiquement le lipolaser à un suivi nutritionnel personnalisé (déficit calorique modéré de 500 kcal/jour) et à une activité physique légère. Cette combinaison multiplie l?élimination des acides gras libérés et prévient la reprise pondérale.
5. Documentez chaque séance avec calorimétrie indirecte (lorsque disponible) ou mesures de circonférence et photos avant/après identiques. Ces données objectives permettent d?évaluer l?amélioration sur l?échelle GAIS et de justifier les résultats auprès des patientes ou des assureurs.
6. Recommandez une hydratation intensive (2,5 L/jour) et une protection solaire SPF 50+ pendant 48 heures post-séance. Bien que le traitement soit non thermique, cette mesure maintient l?intégrité cutanée et optimise la réponse mitochondriale lors des sessions suivantes.
? Photobiomodulation Acutely Augments Resting Metabolism in Women with Obesity ? Nutrients (2025)
? Texte complet ? MDPI Nutrients
? Journal Nutrients ? Volume 17, Issue 21